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Durée conservation vidéosurveillance : règles, délais et bonnes pratiques en France

mis à jour Jul 20, 2026 by eufy team| min read
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La question de la durée conservation vidéosurveillance se pose dès qu’un particulier, un commerce, une entreprise ou une copropriété installe des caméras. En France, les images ne peuvent pas être conservées librement ni pendant une durée choisie uniquement pour des raisons de confort technique.

Le principe est simple : les images ne doivent être conservées que le temps strictement nécessaire à la finalité poursuivie. Dans la plupart des cas, la CNIL considère qu’un mois constitue un maximum, et que quelques jours suffisent souvent. Ce guide vous aide à comprendre les délais applicables, les exceptions possibles et les bonnes pratiques à mettre en place pour rester conforme.

Durée conservation vidéosurveillance

Durée conservation vidéosurveillance : la règle à retenir

En France, il n’existe pas de durée légale fixe. La CNIL considère toutefois qu’une conservation d’environ un mois constitue généralement un plafond indicatif, souvent utilisé dans les entreprises, commerces et lieux collectifs.

La durée de conservation doit toujours être proportionnée à la finalité du dispositif : les images ne doivent être conservées que le temps nécessaire pour détecter un incident et les consulter si besoin. Plus la durée est courte et justifiée, plus elle est conforme au RGPD.

  • 30 jours constitue une référence maximale indicative, mais cette durée ne doit pas être appliquée automatiquement. Si les incidents sont détectables en quelques jours ou semaines, une durée plus courte est préférable.
  • Quelques jours suffisent souvent dans des environnements comme les commerces, bureaux ou habitations, où les incidents sont généralement identifiés rapidement. Une conservation excessive augmente inutilement les données stockées et les risques d’accès non autorisé.
  • En cas d’incident, une conservation ciblée est possible. Seules les images utiles peuvent être conservées comme preuve, pour la durée nécessaire à une procédure, à condition d’être sécurisées et limitées aux personnes habilitées.

La durée de conservation des images repose sur un cadre légal précis

La conservation des images issues des Caméras de Surveillance est encadrée par le RGPD dès lors qu’elles permettent d’identifier une personne. Dès lors que les personnes filmées peuvent être identifiées, il s’agit d’un traitement de données personnelles. Ce traitement doit donc respecter un cadre juridique précis, qui s’applique avant, pendant et après l’enregistrement.

Le rôle du RGPD et de la loi Informatique et Libertés

Le RGPD pose un principe fondamental : les données personnelles ne doivent pas être conservées de manière illimitée. Ce principe de limitation de la conservation est également repris par la loi Informatique et Libertés en France.

Concrètement, les images de vidéosurveillance permettant d’identifier une personne doivent être collectées pour une finalité déterminée, explicite et légitime, telle que la prévention des intrusions, la sécurisation d’un accès sensible ou la protection de biens et de personnes.

Une fois cette finalité définie, la durée de conservation doit être strictement proportionnée à ce besoin. Toute conservation excessive ou non justifiée est contraire aux principes du RGPD.

La position de la CNIL sur la limitation de conservation

La CNIL rappelle que les images de vidéosurveillance ne doivent être conservées que pour une durée strictement nécessaire à l’objectif poursuivi. Cette durée dépend du contexte et de l’organisation du site.

Dans la pratique, la CNIL considère que quelques jours suffisent souvent pour permettre la détection et la consultation d’un incident. Dans de nombreux cas, une durée d’un mois constitue une durée maximale indicative, et non une règle générale ou automatique.

Le responsable du dispositif doit être en mesure de justifier la durée retenue en fonction de critères objectifs, tels que :

  • la fréquence des incidents constatés
  • le délai habituel de détection
  • l’organisation mise en place pour consulter ou extraire les images

Le choix d’une durée fondée uniquement sur les capacités techniques de stockage n’est pas conforme aux exigences du RGPD.

Le principe de proportionnalité appliqué à la vidéosurveillance

Le principe de proportionnalité impose d’adapter le dispositif à la finalité poursuivie : zones filmées, nombre de caméras, niveau de surveillance et durée de conservation.

Plus l’impact sur la vie privée est important, plus les garanties doivent être renforcées.

Exemples :

  • Une surveillance d’accès sensible ou de zone de livraison peut être justifiée pour des raisons de sécurité.
  • En revanche, une surveillance continue et généralisée des salariés sans justification est généralement considérée comme disproportionnée.

De même, une conservation longue et systématique des images dans un environnement où les incidents sont rapidement détectés peut être jugée excessive au regard du principe de minimisation.

Combien de temps conserver les images selon le lieu ?

La durée de conservation des images de vidéosurveillance varie selon le type de lieu et son niveau de risque. Une approche différenciée est recommandée afin de respecter le principe de proportionnalité prévu par le RGPD.

Durées de conservation recommandées selon les contextes

Lieu

Finalité principale

Durée de conservation recommandée

Points clés de conformité

Lieux de travail / entreprises

Sécurité des biens, prévention des intrusions, protection des accès sensibles

Quelques jours à 1 mois maximum (selon les cas)

Interdiction de filmer en continu les salariés sans justification. Accès restreint aux images. Information obligatoire des employés.

Commerces / lieux ouverts au public

Lutte contre le vol, gestion des litiges, sécurisation des caisses

Quelques jours à quelques semaines, généralement ≤ 1 mois

Obligation d’information des clients. Conservation proportionnée au délai de détection des incidents.

Copropriétés / immeubles

Sécurisation des parties communes (hall, parking, ascenseur)

3 à 10 jours en moyenne, jusqu’à 30 jours selon les cas

Accès limité au syndic ou personnes habilitées. Éviter toute captation excessive des logements ou espace public.

Usage domestique

Sécurité du domicile et prévention des intrusions

7 à 30 jours selon les besoins

Ne pas filmer le voisinage ou la voie publique de manière disproportionnée. Respect de la vie privée obligatoire.

Logique générale à retenir

Dans tous les cas, la durée de conservation ne doit pas être fixée en fonction de la capacité de stockage du système, mais en fonction du délai réel de détection et de traitement des incidents.

La CNIL recommande une conservation strictement limitée au temps nécessaire à la finalité poursuivie, avec une durée généralement courte et justifiée au cas par cas.

Solutions de vidéosurveillance adaptées aux besoins de conservation

Pour mieux maîtriser la durée de conservation des images et adapter le système à chaque usage, il est important de choisir une solution de vidéosurveillance appropriée. Les besoins ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit d’un usage domestique ou d’un site professionnel.

La eufy SoloCam S340 répond aux besoins des particuliers souhaitant sécuriser leur domicile tout en maîtrisant la durée de conservation des images. Grâce à sa double caméra 3K et son zoom 8×, elle permet d’identifier rapidement un événement sans conserver inutilement de longues séquences vidéo.

Son fonctionnement solaire autonome facilite une installation sans infrastructure complexe, ce qui favorise une gestion simple des enregistrements et une suppression régulière des données non pertinentes. La couverture à 360° réduit les angles morts et limite le besoin de multiplier les caméras, ce qui contribue à une conservation plus ciblée des images.

Dans une logique RGPD, ce type de caméra est particulièrement adapté aux environnements où les incidents sont détectés rapidement et où seules les séquences utiles doivent être conservées.

Le eufy Système de sécurité NVR PoE S4 Max s’adresse aux environnements professionnels où la gestion des images doit être structurée et conforme aux exigences de conservation. Son architecture multi-caméras 4K + PTZ 2K permet une surveillance continue tout en facilitant l’identification rapide des incidents, limitant ainsi la conservation de séquences inutiles.

Le stockage centralisé via NVR offre un contrôle précis des durées de conservation, avec possibilité d’archivage uniquement des images pertinentes en cas d’incident. L’IA locale aide à filtrer les événements réels, ce qui réduit le volume de données à conserver et améliore la conformité RGPD.

Le système de recherche intelligente permet également d’extraire rapidement des preuves sans conserver indéfiniment l’ensemble des enregistrements, ce qui s’inscrit dans une gestion proportionnée de la vidéosurveillance.

Peut-on conserver les vidéos plus de 30 jours ?

Oui, mais uniquement dans des cas exceptionnels et dûment justifiés. En règle générale, la CNIL recommande une durée de conservation proportionnée à la finalité du dispositif, et une conservation au-delà d’un mois reste rarement adaptée aux usages courants.

La bonne pratique consiste à limiter la conservation des enregistrements continus, puis à extraire uniquement les séquences nécessaires en cas d’incident. Ces extraits peuvent être conservés plus longtemps dans un cadre spécifique, contrairement au flux vidéo global.

Cas où une conservation prolongée peut être envisagée

Une durée supérieure à un mois peut exister uniquement dans certains contextes particuliers, par exemple :

  • sites soumis à des exigences de sécurité renforcées (installations sensibles)
  • secteurs soumis à des obligations réglementaires spécifiques
  • procédures judiciaires ou enquêtes en cours nécessitant la conservation de preuves

Ces situations restent exceptionnelles et ne concernent pas la majorité des entreprises, commerces ou copropriétés.

Conditions obligatoires en cas de prolongation

Toute conservation au-delà de la durée habituelle doit être strictement encadrée et documentée. Il est nécessaire de pouvoir justifier :

  • le motif précis de la conservation prolongée
  • les images concernées (séquences ciblées, et non l’ensemble du flux)
  • la durée retenue
  • les personnes autorisées à y accéder
  • les mesures de sécurité mises en place

Sans cette traçabilité, une conservation prolongée est difficilement conforme aux principes du RGPD et aux recommandations de la CNIL.

La capacité de stockage ne justifie jamais une durée de conservation plus longue. Celle-ci doit toujours être définie en fonction de la finalité réelle du dispositif et du besoin opérationnel de sécurité.

Comment mettre en place une politique de conservation conforme ?

La mise en place d’une politique de conservation pour un système de vidéosurveillance repose sur un équilibre entre finalité, durée de stockage, organisation et sécurité des données, conformément au RGPD et aux recommandations de la CNIL.

1. Définir un cadre conforme

Une politique de conservation doit respecter les principes essentiels du RGPD :

  • informer les personnes filmées (finalité, durée, droits)
  • définir une finalité claire et légitime
  • limiter les accès aux enregistrements
  • documenter les choix dans une procédure interne
  • sécuriser les données sur tous les supports (DVR, NVR, cloud, NAS)

2. Déterminer une durée adaptée

La durée de conservation ne doit pas être fixée de manière automatique (ex. 30 jours par défaut), mais selon l’usage réel :

  • type d’incidents possibles
  • délai de détection
  • fréquence de consultation

Une durée bien définie évite à la fois la perte de preuves et la conservation excessive de données.

3. Gestion des incidents

En cas d’événement (vol, intrusion, dégradation), il convient de :

  • identifier les images pertinentes
  • extraire uniquement les séquences utiles
  • sécuriser ces preuves
  • maintenir la suppression automatique du flux principal

Cette séparation entre flux courant et archivage est essentielle à la conformité.

4. Mise en œuvre technique

  • Écrasement automatique : Le système doit permettre la suppression automatique des anciennes images. La durée réelle dépend toutefois de la capacité de stockage, du nombre de caméras et de la résolution.
  • Sauvegardes : Les copies (cloud, NAS, disques externes) doivent être encadrées, car elles font partie de la conservation et peuvent prolonger la durée effective.
  • Archivage : Seules les séquences liées à un incident doivent être archivées. Un archivage global du flux n’est pas conforme au principe de proportionnalité.

5. Contrôle régulier

La politique de conservation doit être vérifiée régulièrement pour garantir :

  • le bon fonctionnement de la purge
  • la cohérence entre durée prévue et réelle
  • la gestion correcte des sauvegardes

Un audit périodique permet d’éviter les dérives de stockage ou les pertes de preuves.

Les erreurs les plus fréquentes en matière de conservation des images

Les erreurs de conservation sont fréquentes et proviennent souvent de réglages par défaut, d’un manque de procédure ou d’une mauvaise interprétation des besoins de sécurité. Les identifier permet d’améliorer la conformité et la gestion des images.

  • Conserver systématiquement 30 jours sans justification : Cette pratique est courante, mais elle peut être excessive si les incidents sont détectés en quelques jours. La durée doit toujours être adaptée au besoin réel et non appliquée par défaut.
  • Désactiver la purge automatique après un incident : Après un événement (vol, dégradation), il est préférable d’extraire uniquement les images utiles plutôt que de suspendre la suppression globale du système.
  • Négliger les copies et sauvegardes : Les images peuvent rester stockées sur plusieurs supports (cloud, NAS, disques externes), ce qui prolonge indirectement la conservation et augmente les risques de non-conformité.
  • Accorder un accès trop large aux enregistrements : Un accès non restreint augmente les risques d’usage abusif. L’accès doit être limité aux personnes habilitées uniquement.

Conclusion

La durée conservation vidéosurveillance doit toujours être définie en fonction d’un besoin concret, et non d’une simple habitude ou de la capacité disponible sur l’enregistreur. En France, quelques jours suffisent souvent, et un mois constitue la référence maximale dans la plupart des situations courantes. Si un incident survient, seules les images utiles doivent être extraites et conservées plus longtemps.

Pour rester conforme, il faut combiner une finalité claire, une durée justifiée, une suppression automatique, une information visible des personnes filmées, des accès limités et un stockage sécurisé. Une politique simple, documentée et régulièrement vérifiée rend votre système plus utile en pratique et plus solide sur le plan juridique.

FAQ

Peut-on consulter librement les enregistrements de vidéosurveillance ?

Les enregistrements ne peuvent pas être consultés librement. Seules les personnes habilitées, ayant un besoin réel dans le cadre de leurs fonctions, peuvent y accéder. L’accès doit être limité, sécurisé et, si possible, tracé. Une consultation par curiosité ou sans motif sérieux peut créer un risque juridique, notamment si les images montrent des personnes identifiables.

Quelle est la politique de conservation des enregistrements vidéo de surveillance ?

La politique de conservation définit la durée de garde des images, les personnes autorisées à y accéder, les conditions d’extraction en cas d’incident et les modalités de suppression. En France, elle doit reposer sur une finalité claire, rester proportionnée et, dans la plupart des cas, ne pas dépasser 30 jours pour le flux courant.

Que dit la loi sur les caméras de surveillance ?

La loi autorise les caméras lorsqu’elles répondent à une finalité légitime, comme la sécurité des biens et des personnes. Les personnes filmées doivent être informées, certaines zones ne doivent pas être filmées et les images ne peuvent pas être conservées sans limite. Lorsque les vidéos permettent d’identifier quelqu’un, elles sont encadrées par le RGPD et le droit français.

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